La CGT et la CFE-CGC déposent un préavis de grève pour le jeudi 13 déc

la CGT et la CFE-CGC des cheminots ont déposé chacune un préavis de grève national de 24 heures à la SNCF pour jeudi 13 décembre, afin de peser sur les négociations sur la réforme de leur régime spécial de retraite, a-t-on appris samedi auprès de la CGT et de la direction.

«On prend nos responsabilités, on ne peut pas repousser un mouvement», a déclaré à l’AFP Laurent Russeil, secrétaire général adjoint de la CGT-cheminots, le premier syndicat de la SNCF, alors que l’ensemble des syndicats de l’entreprise ferroviaire ont tenté en fin de semaine de se mettre d’accord sur la forme du mouvement et une date, sans y parvenir. «Il n’y a plus de réunion commune» des syndicats prévue, a ajouté le secrétaire CGT, premier syndicat de l’entreprise (43 % des voix aux dernières élections des délégués du personnel).

Pour Gérard Blanc, président de la CFE-CGC des cheminots (0,62 % des voix), «entre ceux qui voulaient une grève reconductible [comme FO et Sud Rail] et ceux qui voulaient une grève plus tard (comme la CFDT), nous avons choisi de peser dès maintenant sur les négociations qui doivent se terminer le 18 décembre» à la SNCF, a-t-il déclaré à l’AFP.

La direction de la SNCF a indiqué que les deux préavis prévoient une grève de mercredi 20 heures à jeudi 20 heures. Ce sont les seuls préavis déposés pour cette date.

Jeudi, le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, avait affirmé que «le principe est acquis d’une nouvelle étape de grève » carrée » (24 heures) des cheminots pour peser sur la négociation», à l’issue d’une réunion de six syndicats de la SNCF (CGT, FO, Unsa, CFTC, CFDT, CFE-CGC). La CGT avait proposé la date du 12 décembre, mais faute d’unanimité sur le sujet, les syndicats avaient décidé de reporter la réunion à vendredi, réunion qui n’a pu se tenir en raison de divergences syndicales.

STUPÉFACTION DE LA DIRECTION DE LA SNCF

La direction de la SNCF avait fait part jeudi de sa «stupéfaction», en apprenant l’intention des syndicats d’appeler à une nouvelle grève, qui serait selon elle «incompréhensible» et «dépourvue d’objet, en plein coeur d’un processus de négociation qui se déroule depuis le 21 novembre dans un climat constructif et sérieux». A Paris, la CGT de la RATP a également prévu une journée de 24 heures de grève mercredi, pour peser aussi sur les négociations avec direction et représentants de l’Etat, qui doivent prendre fin dès mardi. Le ministre du travail Xavier Bertrand a estimé jeudi «complètement incompréhensibles» les grèves annoncées à la RATP et la SNCF.

FONT:LEMONDE.FR